Espace, passe ton chemin !
Tu me divises quand je tiens
Entre mes mains les disques d’or
Qui, quand je pars, tournent encore.
En funambule, sur la terre,
Mes paumes vibrent à sa matière.
Un pas de côté, et mes yeux
Parcourent les bottes de sept lieues.
Quand le Temps est mon vêtement
Et qu’il passe sur ma peau,
Les minutes me tiennent chaud
Et habillent mon dénuement.
