Le Calme

Quand mon calme dévastateur
Ratisse large dans sa lenteur
Les pyramides des papillons
Déménagent à mon sillon.

En ce désert, tout est blanc,
Nettoyé des encombrements,
Au sol, les lignes de mes pas
Obéissent au compas.

J’apprends à marcher sur le vide
Comme un danseur qui décide
La forme de son vis-à-vis
Et la souplesse du parvis.